La rivière Hudson

Le 17 sept ont quitte le quai de béton de Waterford en direction de l’écluse de Troy, l’éclusage se fait sans retard, tout est sous contrôle. Les portes s’ouvrent sur la Rivière Hudson comme une autre étape de notre voyage, ont est en route vers New York City. Tout à coups, les Keys de la Floride et les Bahamas ne sont plus aussi valorisées. Chaque journée devient un accomplissement, une partie d’un rêve qui se réalise et qui est plus importante que le rêve lui-même, parce que nous le vivons aujourd’hui, une partie du rêve qui deviens réalité. Ce rêve ne se réaliserait pas si chacune de ces étapes n’y était pas. Je pense déjà à la sortie en mer le long du New Jersey, à remonter le Delaware, descendre le Chesapeake Bay, emprunter le Dismal swamp Canal etc etc….et que dire du Gulf Stream si nous traversons aux Bahamas. Assez Pierre reviens les pieds sur terre ou plutôt sur le voilier.

Première expérience de marée, seul indice c’est que nous descendons la rivière à 7 nœuds sur le fond, un peu vite que la vitesse maximum de notre voilier. Je soupçonne que plus tard nous serons à contre courant à 5 nœuds et effectivement c’est ce qui arrive, donc un courant de marée d’environ 1 nœud. Le courant de marée varie mais ne semble pas dépasser deux nœuds sur la Rivière Hudson.

Nous croissons de charmante petites villes, Albany entre autre qui apparemment est la capital de l’état de New York et ont croise également de gros cargos, il faut être attentif, ont les vois à peine de loin et en moins de trois minutes ils nous ont croissé, et regarder cette vague d’étrave de 4 à 5 pieds, c’est une grosse vague pour notre voilier, voir les trois photos suivantes et les heures affichées.
















Clickez sur le lien suivant pour voir le vidéo Rivière Hudson " Partie 1 " préparé par Christine: Waterford à Catskill : http://fr.video.yahoo.com/watch/3555479?fr=yvmtf


Nous arrivons à Catskill Creek, une très belle petite rivière, voir photo. Ont se rend jusqu'à la marina Hop-O-Nose ou nous allons remâter. Il est tard et ont nous dit que nous serons le 2ième sur la liste le lendemain matin. Mais le lendemain il vente beaucoup trop et nous sommes remâter seulement en début d’après-midi. Ont remonte le voilier : resserrer (touts les câbles ) deux étais, le pataras, les 2 haubans et les quatres bas-haubans, serrer et vérifier avec un tensiomètre, installer la bôme et les trois voiles. Il reste à refaire et vérifier touts les raccords électriques qui montent dans le mât : les lumières de navigation et de mouillage, la lumière de pont, le radar, l’anémomètre, la mise à la terre du mât et la radio VHF. Pour $50 de frais, nous avons entreposé nos supports de mât jusqu’à notre retour.

Étant donné que nous aurons besoin d’une autre journée et qu’ils n’ont pas de salle de lavage ici, nous allons Riverview Marine Services à l’entrée de la rivière. Le lavage est fait, les toilettes sont beaucoup plus propres, le quai est moins cher, il offre un " free pump-out " (vidange de notre réservoir septique) et le lendemain matin le propriétaire nous offre des beignes gratuits, une autre fois nous viendrons démâté ici.

Le 20 sept ont quitte Catskill pour Marlboro mais il fait tellement beau et avec le courant de marée nous fillons qu’à 7.2 nœuds sur le fonds, nous décidons de continuer et nous arrivons à un quai près d’un club de voile, le " Chelsea Yacht Club " http://www.chelseayacht.org/ ou nous sommes reçu dans la tradition des clubs de voile par Jeffrey Dahlke Steward du club, il nous guide avec un petit bateau moteur jusqu’à un mooring qui est mis à notre disposition gratuitement. Nous profitons de leurs douches et nous retournons sur le voilier pour souper. Si vous croyez qu’ont se nourrit aux sandwichs, vous-vous trompé. Le réfrigérateur et parfois les conserves préparées par Chritine nous donne droit à des repas de première qualité comme ce repas sur mooring " Saumon sauvage en sauce , choux-fleur et pommes de terre du chef " que nous avons dégusté très lentement, voir photo.

Clicker sur le lien suivant pour voir le video préparé par Christine , Catskill à Tarrytown: http://video.yahoo.com/watch/3701296/10182814Le lendemain matin il faisait 15º C dans le voilier, dehors il y avait un brouillard d’advection qui s’est dissipé avec la chaleur du soleil c’est OK mais limite.














Aujourd’hui le 21 sept un papillon monarque nous a suivis pendant environ 10 minutes à 6.7 nœuds environ 8 milles à l’heure, il était à la hauteur des barres de flèches et je croyais qu’il voulait s’y poser, mais non il nous suivait et tout à coup il a pris une autre direction probablement plus directe vers le Sud que la nôtre. Ou simplement il a décidé d’éviter la pollution de New York. Nous nous rendons jusqu’à Tarrytown il fait 85º F 29ºC quand nous sommes sur la terrasse d’un restaurant adjacent au port pour prendre un bonne bière froide. Je n’avais pas demandé le coût pour le quai, $3/pieds + $6 pour l’électricité = $102 pour la nuit, OUCH, mais il ne faut pas commencé à être " cheap " au début du voyage, et c’est le coût de plusieurs marinas dans la région, plusieurs autres sont à $4 et $5 /pied.















Ont y rencontre des oies du Canada qui se reposent, voir photo.














C’est extrêmement impressionnant d’être rendus ici, nous adorons voyager et nous avons beaucoup de plaisir avec le voilier. J’ai écris le texte suivant dans un courriel à un copain et je crois que ça dit tout. " Je crois que même si nous ne sommes pas de grands explorateurs, nous avons tous une petite racine qui pousse vite quand on lui donne de l'eau. " et de l’eau ont lui en donne sous la quille depuis le 10 septembre. Je commence à comprendre que " Les voyages forment la jeunesse " ont l’à tellement entendu quand nous étions jeunes.

Du quai de Tarrytown NY, à l’aide de ma radio HF " amateur " j’envoi notre position (longitude / latitude) pour affichage sur le réseau du Capitaine, en même temps je reçois un fichier météo (que j’ai demandé) qui nous montre le vent et la pression et j’envoi un courriel. Ce soir je part en orbite en pensant aux hommes et aux femmes qui ont découverts et inventés ces technologies qui sont fascinantes. La TV, la radio AM/FM, les moteurs à essence ou à diésel, les avions, le concept d’un voilier de 10,000 lbs qui flotte et qui nous sert d’habitation et tant d’autres sujets que j’ai étudié lors de ma formation, mais rien ne m’impressionne plus que la radioamateur. De mon voilier, avec une batterie de 12 volts, j’envois un signal qui est réfléchis sur l’ionosphère à quiconque est en position pour le recevoir sur la planète terre. Pour ce qui est de communication verbale, c’est très clair dans de bonnes conditions, j’ai déjà parlé de Blainville à des gens qui étaient dans les Antilles. Pour les messages textes " courriels " ou cartes météo, nous passons par un serveur qui est " Winlink ", et tout est gratuit, je suis très très impressionné.

Ont quitte Tarrytown à 10 :15 am, je dit à haute voix " larguer " et ensemble moi et Christine ont larguent les amarres et j’embraye en renverse. " SURPRISE " ont ne recule pas donc j’embraye en avant rien non plus. Je dit donc à Christine " ont s’amarre ". Cette situation me rappelle la perte de notre hélice en 2005 à Collins Bay marina en Ontario, je me dit que " c’est impossible, pas une deuxième fois " et attachant les amarres au quai, Christine me dit " ont est dans combien d’eau " et ont se regarde en pensant à la marée basse. Il y a 3.4 pieds d’eau et ont a besoin de 3.75 pieds pour Kai Keiki. Nous sommes à marée basse coincé dans le fond pendant environ 45 minutes avant que nous puissions nous dégager avec la marée montante. Bien sur je suis allé à la personne en charge pour demandé comment il se fait qu’ont nous a assigné un quai ou il n’y a pas d’eau. ont m’assure qu’il y a 5 pieds d’eau à marée basse, mais ils veulent savoir qui nous a dit de prendre ce quai. Ont part 45 minutes plus tard, très lentement sans problème et ont sort dans un vent et un courant de côté qui nous font dériver sous contrôle jusque sous le pont " Tappan Zee " ou ont se dirige par la suite avec le vent et le courant ce qui est beaucoup plus confortable. Nous sommes en route vers New York à 7.8 nœuds sur le fonds, il fait environ 75º F (24º C) et tout vas bien. Ont se rend compte qu’un petit bateau moteur s’approche assez vite de nous par l’arrière et nous constatons qu’il s’agit d’un bateau de " Yonker’s Police ". Nous ralentissons et il s’approche assez pour nous questionner pendant 15 minutes et ils nous laissent partir, c’est peut-être la sécurité additionnelle aux approches de New York. Quatres heures plus tard nous arrivons à la 79th Street Marina à 15 minutes à pieds de Central Park pour prendre un mooring (ballon flottant attaché par une chaîne à un gros bloc de béton) mais ils sont tous occupés, alors ont se met à l’ancre dans 24 pieds d’eau jusqu’à ce qu’un mooring se libère possiblement le lendemain matin. À l’ancre près de voiliers sur mooring, nous ne quitterons pas le voilier pour visiter New York. Plus tard un couple de l ‘Ontario rencontré à Catskill arrête nous parler en retournant à leur voilier et nous disent qu’ils quittent et lendemain et ils nous avertirons pour que nous attrapions leur mooring.

Clicker sur le lien suivant pour voir le vidéo préparé par Christine, Tarrytown à New YorkL: http://fr.video.yahoo.com/watch/3701296?fr=yvmtf

Le lendemain matin j’ouvre la VHF en attendant leur appel mais nous surveillons pour voir si un autre mooring se libère. Vers 10 :30hres ils m’appel pour dire qu’il resterons une journée de plus parce qu’il y a du mauvais temps de prévus sur la côte Est, c’est l’ouragan Kyle qui s’en viens. Ont continu de chercher, vers midi Christine part à la chasse et en trouve un qui est à peine visible parce qu’il est submergé a marée haute et il n’y a pas d’amarre. Nous avons des amarres de mooring alors Christine reviens les chercher et elle vas les installer avec nos deux " nouilles spaghetti en styromousse jaune " pour faire flotter les amarres. Christine reviens au voilier, je démarre le moteur Christine prend la barre et je vais sur le pont avant pour lever l’ancre, je tire et je remonte le câblot " SURPRISE " je n’arrive même pas à sortir tout le câblot de l’eau, c’est à dire qu’il est coincé au fond dans 24 pieds d’eau, c’est pas la chaîne ou l’ancre qui est coincé, c’est le câblot. Réflexion, analyse de stratégie et discussion entre nous pour savoir quoi faire. Le câblot descend droit dans l’eau à partir du davier et même avec le moteur plein régime, rien ne bouge. Avant de tout casser, je vais voir le maître de port pour savoir s’il connaît des plongeurs si cette option s’avérait nécessaire. Il me dit que c’est impossible que nous soyons coincé bla bla bla, et après 10 minutes il se souvient que l’an passé quelqu’un avait abandonné son ancre, sa chaîne et une partie de son câblot parce qu’il était coincé. Je lui dit que nous avons trouver un mooring mais qu’il n’y avait pas d’amarres, il me donne une manille et deux amarres neuves pour les utiliser si ont arrive à nous dégager.

Je retourne au voilier avec pas plus d’aide que quand je l’ai quitté et j’essai quelques tentatives de tire vertical sur le câblot avec le moteur en marche, en tournant à bâbord et ensuite à tribord, aucun succès. Je doit ajouter que nous sommes dans un courant de marée d’environ deux nœuds dans la même direction que nous avons jeté l’ancre mais à cause de la marée, le voilier à tourné 180º et est revenu dans cette position depuis notre arrivée. Je dois donc essayé de faire le contraire mais dans quelle direction, à l’Est ou à l’Ouest de l’ancre. Si je me trompe je risque de rendre la situation pire et je devrai faire marche arrière si ça ne fonctionne pas. J’ai une chance sur deux d’avoir raison . Nous n’avons pas observé de façon certaine, mais il semble que les voiliers tournaient autour des moorings en se déplaçant vers l’Ouest et ça semble logique car nous avions des vents Est Nord-Est depuis quelques jours. Je donne beaucoup de mou au câblot d’ancre et le voilier dérive vers le nord avec la marée, puis je pousse le moteur lentement vers l’Ouest pour me retrouver de l’autre côté de l’ancre de reculons car nous sommes toujours coincé sur le câblot et je met le moteur à fond contre le courant de marée et je tire, le voilier se promène de bâbord à tribord et j’essai de garder le câblot tendu. À ce moment une annexe s’approche de nous avec trois personnes à bord, et ils nous crient " salut les amis ", des gens que nous avons rencontré à Catskill et avec qui nous avions soupé au resto. Ils sont très près de notre voilier ce qui me déconcentre un peu et qui m’empêche de continuer la manœuvre, mais eux ne savent pas ce que je fais. Ont discute un peu avec les amis et ils quittent, ont se reverra plus tard. Je met le moteur au neutre, ont se met en dérive vers le nord avec le courant de marée dans notre position précédente. Je vais sur le pont avant pour reprendre le mou du câblot et faire un autre essai à la verticale et par la suite je referai un essai à contre courant en passant à l’Est de l’ancre cette fois-ci. Je prend le mou et encore et encore en ayant l’impression que j’en prend plus que j’en ai donné, et oui, la manille qui relis le câblot à la chaîne sort de l’eau suivis par la chaîne et l’ancre. Bravo ont s’en ai sortie, allons s’attacher au mooring " SURPRISE " la marée à monté et le peu du mooring qui était visible et auquel Christine à attaché nos amarres n’est plus visible, il est submergé et nos nouilles en styromousse ont été expulsés par la force du courant et ils flottent tout les deux à la dérive, donc ont ne voit pas les amarres Ont se remet à l’ancre plus au Nord, ont attendra que la marée descende et nous irons nous attacher à nos amarres. Un peu plus tard Christine repart à la chasse pour retrouver notre mooring submergé. Après environ 30 minutes je vois un autre mooring qui sort à peine de l’eau alors je signal à Christine de revenir et je lui montre le mooring et elle repart pour aller y attacher les amarres que le maître de port m’avais donné. Christine reviens, nous levons l’ancre et nous allons s’amarrer au mooring. Il est 6 :30hres PM, depuis midi que nous essayons de nous relocaliser. Je retourne chercher nos amarres sur le premier mooring trouvé vers midi car maintenant il est visible la marée descends., je reviens tout porter sur le voilier et nous sortons souper au resto. Il faut dire que nous sommes à l’extrémité Nord du champs de mooring et qu’il faut environ 15 minutes avec le courant de marée qui est maintenant Sud pour se rendre au quai ou nous pouvons amarrer notre annexe, nous sortons souper et ont reviens vers 8 :30 hre, petit ménage dans le voilier et ont se couche. Demain ont sort visiter New York.

Vers 9 :00hres le lendemain matin 24 septembre ont part avec l’annexe et ont s’amarre au quai prévu à cet effet. Ont sort du site de la marina et ont se dirige vers Central Park et Broadway et ont marche en direction du centre-ville pour se familiariser un peu avec l’environnement. Ont croisse un gros Hotel ou nous entrons car ils ont généralement toutes les brochures touristiques pour visiter la ville. Nous sortons équipé de billets pour un tour guidé en autobus 2 étages, une carte de la ville indiquant les circuits du métro et des billets pour le transport en commun métro/autobus. Ont décide de prendre le métro alors ont descend sous terre et ont lit attentivement touts ce qui est écrits pour bien se rendre à " Time Square " le point de départ du tour que nous avons choisis. Ont y monte et ont fait trois arrêts, un pour l’Empire State Building, le 2ième pour China Town & Little Italy, et le troisième pour " Ground Zero " le site des tours du " World Trade Center ". New York est comme Montréal mais c’est beaucoup beaucoup plus grand. Il y a des rues avec 7 voies de circulation, imaginer lorsqu’il y a congestion. Voici une photo prise en regardant vers le Sud de la galerie d’observation de l’Empire State Building, en plein centre de la photo il y a la Statue de la Liberté, nous passerons devant dans quelques jour. Sur la photo, à droite c’est Rivière Hudson, au centre et vers la gauche c’est le port de New York qui donne accès à l’Océan Atlantique. En contraste de la grande ville riche et grandiose, il y a dans le quartier chinois des marchés de poissons et de fruits comme partout ailleurs.














Par la suite ont reviens en métro et " SURPRISE " le métro n’arrête pas à notre station, il continu. Ont crois qu’il y a une bonne raison et ont reviendra à pied, ont se prépare à descendre à l’autre station et " SURPRISE " il n’arrête pas. Il semble que nous sommes les seuls à ne pas comprendre pourquoi, il est probable qu’il y a des trains express qui sautent des stations ??? Finalement le métro arrête et nous rebroussons chemin en revenant avec le métro dans l’autre direction et nous sortons souper sur la terrasse du " 79TH street boat bassin Café " qui est devant la marina. Trés trés belle journée, il a encore fait très chaud presque 80ºF (26ºC). Nous revenons à notre maison flottante, transférer les photos dans l’ordinateur et se coucher. En arrivant au voilier, nos voisins nous invite à les visiter le lendemain, il ne quitterons pas avant quelques jours parce qu’il y a du mauvais temps dans l’air. Ont répond que nous ferons probablement de même.

Effectivement le temps se gâte alors ont attend. Ont s’occupe à écouter les nouvelles à la TV station locale seulement, recherche d’informations sur les rapports météo en HF, montage de vidéo, rédaction du blog, lecture des livres d’instructions des appareils électroniques pour mieux les connaître etc etc

Le lendemain ont sort faire l’épicerie au Westside Market, 2171 Broadway (quelques rues au Sud de la 79th Street), une expérience digne d’un autre monde. Comptoir de fruits et légumes sur le trottoir en plein New York, petites allées pas très large, petits paniers, plein de monde, touts ce qui existe en grande quantité, un comptoir de fromage à faire honte aux plus grands magasins d’alimentation du Québec, et des ingrédients qui nous étaient inconnus en considération de la diversité ethnique de New York. C’est un peu comme les épiceries de la rue du Parc à Montréal mais tous ensemble et en beaucoup plus grand. Au coin Nord-Est de l’intersection Broadway et 79th Street Christine à remarqué un magasin de vêtements hommes et femmes sur trois étages, les prix sont très raisonnable, j’y ai acheté des " jeans ", un sac à dos et une tuque (j’ai perdu la mienne, je crois qu’elle s’est agrippée au velcro de mon manteau et elle est tombée en quelque part), si vous partez pour longtemps en voilier, apporter deux paires de gants et deux tuques.
En revenant, ous visitons nos voisins Jean-Pierre et Denyse de Absaroque (Withby 42 pieds ketch à cockpit central) que nous avions rencontré à Waterford et le lendemain nous les invitons sur notre voilier. Nous discutons de nos plans et nous convenons de faire un bout de chemin ensemble. Ils ont plus d’expérinece que nous mais il semble aussi être sécurisé d’avoir de la compagnie. Le 29 sept, avec Absaroque ont quitte finalement la 79th Street Marina, c’étais pas cher $30/jour pour un mooring à New York mais nous étions en bordure de la Rivière Hudson ou il y a du trafic commerciale jour et nuit et les courants de marée. Une nuit en particulier ont c’est fait brasser assez pour se demander sans trop être sérieux " Qu’est-ce qu’ont faissait là ". Le 29 septembre, ont quitte vers 10 :00 hres AM et ont descend la Rivière, ont passe sous le pont suspendu Verrazano et ont entre dans le port de New York, un des ports les plus achalandés au monde selon notre guide, nous sommes à moteur avec le genois (grande voile avant), à travers quelques cargos et plusieurs traversiers (une dizaine incluant des gros water taxi) qui traverse dans touts les sens et qui ont priorité, ils font la navette entre le New Jersey et New York. Mais surtout, ont passe devant la Statue de la Liberté, c’étais pour moi " Pierre " un passage important de notre voyage, j’y pense depuis longtemps. Le plus difficile n’est pas fait mais au moins nous sommes arrivé ici sans vraiment de problème et avec un sentiment d’avoir accomplis quelque chose qui fait une différence dans notre vie.








Clicker sur le lien suivant pour voir le vidéo préparé par Christine, New York à Sandy hook : http://fr.video.yahoo.com/watch/3736448?fr=yvmtf

À la sortie du port de New York, Absaroque vas se mettre à l’ancre à Sandy Hook ou j’aurais voulu être aussi mais nous avons besoin de diésel alors nous avons continué jusqu’à Atlantic Highlands ou nous décidons de prendre un mooring, douche et service de navette de notre voilier jusqu’au quai de service, le grand luxe pour $45/jour. Christine n’avais pas bien dormis la nuit précédente et c’étais réparatoire avant de prendre la mer le lendemain.

L’Océan Atlantique, première expérience à venir………

Hasta luego

Canal Champlain

Je (Pierre) suis un peu anxieux de penser qu’ont se prépare à traverser douze écluses, pourtant ça ne sera pas les premières, ont en a fait 49 sur le canal Rideau et plusieurs autres dont Snell, Eisenhower, Ste-Catherine et St-Lambert sur la voie maritime qui sont de grosses écluses et le canal Chambly……sans jamais avoir de problème alors pourquoi je m’inquiète? C’est un peu normal, si je deviens trop confiant, je ferai peut-être des erreurs.

Le 14 septembre midi trente, j’étais sur le point de contacter l’éclusier pour lui demander quand il serait prêt à nous passer alors qu’un catamaran se présente et demande l’ouverture de l’écluse, nous sommes 99% prêt alors j’appel l’éclusier sur la VHF et il répond qu’il nous attendra, je dit à Christine " ONT PART ", sinon nous devrions attendre environ une heure pour que l’éclusier monte le catamaran et revienne nous chercher, alors ont entre dans l’écluse no 12 environ 15 minutes plus tard.
C’est partis et tout va bien, nous avons une passe pour 2 jours dans les écluses, il y a un vent assez soutenu du sud alors j’avais prévus nous rendre jusqu’à l’écluse no 9 pour y coucher. Pour ces premières écluses incluant la no 9, ont monte un total d’environ 44 pieds et par la suite nous descendrons environ 137 pieds jusqu’au niveau de l’océan ce qui donne l’élévation de l’eau du Lac Champlain à environ 93 pieds au-dessus du niveau de la mer, c’est pas l’Amazone, mais c’est quand même impressionnant de naviguer ce canal. Comme notre route depuis notre départ, nous sommes seul, le catamaran qui a monté la première écluse avec nous est resté à Whitehall, il y a un quai municipal gratuit sans services et un 2ième quai un peu plus loin ou il semble qu’il y des douches. Nous couchons au quai d’approche de l’écluse no 9 ou nous sommes seuls dans la nature.




Le 15 septembre ont quitte tôt le matin pour faire un bon bout de chemin, ont est prêt à 7 :30 lorsque l’éclusier arrive. C’est un peu frais le matin, le voilier est plein de feuille, c’est l’automne ? Mais le soleil est au rendez-vous et la température se maintien à 77º F presque toute la journée. Nous nous rendons jusqu’au Sud de l’écluse 3 Mechanicville (7 écluses aujourd’hui), qui offre des quais gratuits avec eau et électricité et ont s’amarre pour la nuit. Tout c’est bien passé, nous avons descendus deux écluses avec un petit bateau moteur, mais parce qu’il est plus vite que nous il nous a laissé derrière et nous avons fait les autres écluses seuls. Pour ceux qui ne sont pas familier avec les écluses, une fois entré, les portes se referment et le niveau d’eau est ajusté en montant ou en descendant selon le niveau d’eau de l’autre côté de la porte de sortie. Il nous suffit de passer des amarres autour de tuyaux attachés au mur sur lesquelles ont glisse en descendant ou en montant selon l’écluse ou encore ont tiens les amarres qui sont attachées au mur de l’écluse et ont suis le mouvement du bateau vers le haut ou vers le bas. Toutes les écluses du canal ont les deux systèmes mais pour la longueur de notre voilier les amarres au mur étaient préférables, voir photo de Christine qui tiens l’amarre avant dans une écluse ou ont a descendu d’environ 15 pieds.




Bien entendu s’il y a des écluses qui font comme des escaliers à bateau, c’est parce qu’il y avait des chutes ou des rapides dans le cour d’eau naturel. Donc en plus des écluses, des barrages ont dû être construit un peu partout pour faire de l’électricité ou simplement pour retenir l’eau à un niveau acceptable et surtout réduire le courant sur la rivière avant les écluses sinon il serait difficile de contrôler les bateaux qui n’ont pas des moteurs puissant comme des voiliers, voir un des ces murs de retenu sur la photo qui est juste au côté de l’écluse, il faut donc être certain de manœuvrer pour ne pas dériver par dessus ce mur.

Le soir j’ouvre la radio et j’entend des gens parler sur la fréquence 7.268 Mgz qui la fréquence du réseau de WRCC (Waterway Radio Cruising Club) dont je suis membre depuis quelques mois. Je me présente et ont me répond mais la réception n’est pas très bonne, faut dire que mon " tuner " est branché sur mon mât couché sur le voilier étant donné que mon antenne est habituellement attachée en tête de mât pour une bonne réception, pour ceux qui ont oublier, nous sommes démâtés parce qu’il y a plusieurs pont très bas dans chaque ville que nous traversons. Un peu plus tard sur une autre fréquence j’entend des amateurs de la Caroline du Sud, de la Californie et de Ohio, je suis toujours fasciner par cette technologie et j’ai bien hâte de remonter mon antenne correctement.

Le lendemain après 2 heures de route, ont sort du Canal et nous allons nous amarrer au quai publique de Waterford à la jonction avec le Canal Érié. Il n’y a pas de place au beau quai flottant avec électricité, ont doit donc s’amarrer au quai de béton qui est 5 pieds plus haut que le pont de Kai Keiki, il y a quelques échelles le long du quai mais elles sont prises. Je fabrique une échelle de fortune avec une amarre pour monter et s’amarrer correctement. Pas facile de grimper mais c’est fonctionnel. Ont sort du voilier pour marcher jusqu’au centre d’informations touristiques près du quai flottant et je reconnais un ingénieur retraité de Hydro-Québec pour qui j’ai fait des expertises de couvertures il y a plusieurs années. Nous nous étions déjà rencontré lors d’une conférence des " Sabbatiens & Sabbatiennes " de la CONAM, le monde est petit, mais il se rend au Bahamas alors nous sommes sur le même circuit, nous devions nous rencontrer. Il parlait avec un autre couple du Québec qui sont sur un voilier de 42 pieds et qui descendent également dans le Sud, nous avons suivis ce voilier depuis notre départ de Waterford ce matin, voir photo ci-jointe.
Il y a plein de gens dont beaucoup de Canadiens avec des voiliers dont plusieurs qui sortent du Canal Érié et tous se dirigent vers le Sud, c’est une procession.
Petite sortie en ville très courte, pas très attirant et nous sommes fatigués, alors ont reviens assez vite au voilier faire notre routine du soir pour être prêt à partir tôt le lendemain. Le Canal Champlain est fini, demain nous descendons l’écluse de Troy pour naviguer sur la Rivière Hudson avec une marée de 3 à 4 pieds et le courant montant ou descendant selon le cas.
Voici un court vidéo de notre passage du Canal Champlain préparé par Christine : Canal Champlain
Hasta luego

Le départ

Le 10 septembre, nous sommes en route, malgré les pépins mentionnés au texte précédent, nous sommes émus de finalement pointer l’étrave vers le sud.

Tout l’été je devais rencontrer un copain radioamateur sur le Lac Champlain et nous avons tellement travaillé sur le voilier que ça a été impossible. Aujourd’hui, j’essais de nouveau autant que je peux de le contacter en HF et VHF sans succès, j’espère qu’il lira ces lignes pour savoir que j’ai essayé de le contacter depuis le 4 septembre dernier.

Pour cette première nuit, nous décidons d’allé jeter l’ancre près de l’Ile Valcour. Le vent à tourné comme prévu et nous avons dormis comme si le voilier étais sur son ber.

Le lendemain 11 septembre, la première journée à faire seulement de la route, ont met le cap vers le sud du Lac Champlain vers une marina ou nous étions allés l’an dernier. En s’approchant, nous examinons les environs et il y a une baie intéressante pour dormir à l’ancre si le vent s’apaise comme prévu. L’entré dans cette baie est étroite mais ont y va lentement et gardant l’œil sur le profondimètre. Nous sommes seul dans la baie Bulwagga, ont jète l’ancre, ont soupe et dodo après seulement 6.5 heures de navigation dans de très bonne conditions.

Le 12 septembre, après le petit déjeuner bien entendu, ce sont les vérifications mécaniques qui sont une routine depuis que nous naviguons. Plein de carburant, même s’il en reste assez pour le parcours prévu, vérification du niveau d’huile, de la tension des courroies de la pompe à eau et de l’alternateur et vidange du filtre à eau s’il y a accumulation d’algues.

Ont se met en route vers 9 :00 hres plus au sud du Lac Champlain que nous étions allé l’an dernier. Le rétrécissement du Lac Champlain donne plutôt l’impression d’être comme une rivière creusée dans un canyon, ce rétrécissement est spectaculaire par endroit.

Nous sommes seuls dans cette grande nature, nous rencontrons 2 embarcations seulement pendant toute la journée. Plus loin dans les " Narrows " le Lac deviens encore plus étroit et par endroit il y a de grandes étendus marécageuses ou il est important d’être attentif et de suivre les bouées, rouge à tribord et verte à babord dans 15 à 20 pieds d’eau.

Une légère pluie nous a accompagné presque toute la journée mais nous étions à l’abri sous le bimini et ça ne nous a pas causé d’inconvénient. En fin d’après-midi, ont arrive à Whitehall, juste avant l’entrée du Canal Champlain, douze écluses (incluant celle de Troy) qui nous permettrons de rejoindre la Rivière Hudson jusqu’à la ville de New York. Nous décidons de prendre un quai à " Lock 12 Marina ", ce qui nous permettra de se ravitailler en diésel avant d’entreprendre le canal et aussi de respirer un peu. Nous venons tout juste de partir mais nous travaillons sans arrêt depuis 4 mois et nous ne sommes pas pressé. Nous voulons aussi suivre l’évolution des ouragans qui montent le long de la côte des USA, dont " Ike " qui s’approchais de l’état de New York avec des avertissements de vent violents jusqu’au Lac Champlain.

Vous pouvez voir notre parcours (trois derniers mois ou seulement notre dernière position) en allant sur http://www.lereseauducapitaine.qc.ca/ et en clickant sur " voiliers " par la suite trouver Kai Keiki et clicker sur les icones au côté du nom du voilier, revenez sur le blog pour voir le video de ces premières journées.

Voici un petit vidéo préparé par Christine et qui représente cette première étape de notre voyage, de St-Paul à Whitehall NY : LE DÉPART

Hasta luego

Le 10 septembre 2008

Il semble que le capteur de l’anémomètre défectueux sera réparé plutôt que remplacer, sans date de retour à St-Paul. Dimanche le 31 août, à cause du mauvais temps accompagné de vent jusqu'à 28 nœuds, nous décidons d’attendre et quitter St-Paul lundi matin pour faire un arrêt à notre marina au Lac Champlain pour récupérer nos amarres de " mooring " et continuer vers le sud par la suite. Lundi matin, ont me confirme que notre anémomètre sera livré à St-Paul le lendemain, alors ont décide de l’attendre plutôt que de le faire livrer en quelque part en route et risquer qu’il soit brisé, c’est assez fragile même bien emballé.

Dimanche j’avais commencé l’analyse des cartes, et des guides. Seulement la première partie du voyage jusqu’à un mouillage à Sandy Hook au sud de la ville de New York ou nous attendrons une bonne fenêtre météo pour prendre la mer vers Cap May ou entrer dans l’intracoastal du New Jersey si nous pouvons, il semble qu’il y a un pont avec 35 pieds de tirant d’air et ce n’est pas suffisant pour nous mais nous pourrions peut-être faire la moitié de cette route ou il n’y a pas de restriction pour notre voilier, décision à prendre plus tard.

Mardi matin, le capteur de l’anémomètre arrive, je suis très content mais nous sommes démâté et je ne peux pas vérifier s’il est correct. En discutant avec le technicien, il me dit avoir un câble pour relier le capteur de l’anémomètre au cadran qui est dans le cockpit alors je lui emprunte. Résultat : le cadran aussi est défectueux. Possiblement que le défaut physique du capteur à causé un problème électronique au cadran? Qui sais? Il faut maintenant faire livrer le cadran à Toronto et attendre le verdict. Nous décidons de partir, le cadran sera livré ou nous serons quand il sera prêt. Tout est garanti, mais il ne font pas de remplacement systématique quand ils peuvent réparer.

Mercredi matin le 10 septembre ont se met en route vers le Lac Champlain, ont fait quelques essais avec l’autopilote et c’est concluant, il fonctionne adéquatement mais il faudra faire la calibration complète pour obtenir plus de précision.

Ont arrive aux douanes USA vers 11 :30hres et nous répondons les mêmes réponses aux mêmes questions que lors de notre passage le 29 juillet dernier et un des douaniers nous informe que nous ne pouvons pas rester aux USA plus de six mois et nous avons l’intention d’y rester 10 mois. Les douaniers s’occupent des frontières et non d’immigration nous pourrons donc entrer sans problème, à nous de coordonner la suite. Ils nous informe également que pour renouveler le " cruising permit " qui nous à été remis le 29 juillet dernier nos devrons quitter les limites des USA pour 2 semaines avec le voilier. Ce permit expire le 31 décembre 2008, deuxième problème, ça part mal. Malgré toutes les vérifications sur internet et toutes les discussions avec de nombreux navigateurs jamais ces sujets n’ont été abordés. Je suis convaincu que plusieurs ne se soucis pas trop du renouvellement du " cruising permit ", tant et aussi longtemps qu’il n’y a pas d’interception par la garde côtière il n’y a pas de problème.

Un des douaniers est monté à bord de notre voilier pendant que nous allions nous présenter au poste de douanes qui est maintenant avant le pont de Rouses Point, et il a fait une bonne fouille pendant environ 30 minutes. Il a tout remis en place plus ou moins bien mais c’étais évident qu’il avait fait le tour du voilier.

Ont a finalement repris notre route avec le moral un peu ébranlé, pour conclure en fin d’après-midi que nous avions deux options, mais qu’ont partais quand même et qu’ont décidera plus tard.

Option 1. Ont part quand même pour les Keys de la Floride, ont oublis de renouveler notre permis et ont reviens quand notre voyage sera terminé. Nous pourrons toujours consulté un avocat spécialisé pour connaître le risque et les pénalités et ont décidera après. Ont est quand même pas des criminels, mais ça pourrais nous empêcher de revenir aux USA par la suite si ont se fait prendre.

Option 2. Ont se rend en Floride et ont traverse aux Bahamas pour passer l’hiver et y dépenser notre argent. Ainsi nous ne seront pas au USA plus de 6 mois et nous pourrons renouveler notre " cruising permit " lors du retour pour revenir au Canada le long de la côte des USA. Tout ce qui nous manque, c’est une ligne de vie pour augmenter la sécurité sur le voilier lors de la traversée du Gulf Stream, un drapeau jaune pour indiquer que nous ne sommes pas dédouané en arrivant dans les Bahamas et lors de notre retour aux USA, un drapeau de courtoisie Bahamien et les cartes papiers des Bahamas, j’ai les cartes électroniques. Notre assurance couvre déjà cette destination, nous n’avons qu’à décider.

Ont ne se laissera pas abattre par de si petit problème sinon ont seraient mieux de rester à la maison, décision à venir, nous ne savons pas quand, mais les Bahamas semble la meilleure option pour le moment.

Ont ramasse nos amarres de " mooring " à notre marina de Monty’s Bay et ont se met en route vers le sud la même journée, c’est à dire mercredi le 10 septembre 2008. Le récit du voyage commencera avec le prochain texte.

Hasta luego

Le 6 sept 2008

Le 16 août il fait 15º C dans le voilier ce matin c’est un peu frais mais c’est de plus en plus ce que nous allons vivre.

Nous avons un problème avec l’autopilote, j’ai donc vérifié la calibration, l’alignement et après m’être assuré que le courant 12 volts était adéquat j’ai fais des essais au mouillage et il ne semble pas fonctionné correctement. L’an passé après consultation avec le vendeur de Raymarine, il semblait qu’il s’agissait d’un problème d’ajustement, alors je ne m’en suis pas occupé parce que nous n’en avions pas besoin et que j’avais autres choses à faire. Le 25 août ont décide quand même de sortir sur le Lac à moteur pour vérifier l’autopilote, SURPRISE, le moteur ne démarre pas ! Histoire courte il y a de l’eau dans le moteur comme c’était arrivé il y a deux ans dans les Milles Iles. Vous allez dire pourquoi n’ont il pas fait réparer? Et bien c’est parce que malgré les trois consultations avec des mécaniciens très reconnus personne ne pouvait confirmer quoi faire. Selon les livres techniques que j’ai, il fallait installer un anti-siphon, mais aucun des trois mécaniciens croyais que le problème serait réglé alors j’ai attendu pour être certain du diagnostique. Nous sommes arrivés comme en 2006 à expulser l’eau et à démarrer le moteur et j’ai pris rendez-vous avec un mécanicien de St-Paul à la marina Gosselin.

Le lendemain le 26 août, le moteur démarre très bien et nous quittons pour St-Paul, ainsi ça sera plus facile pour nous de terminer nos travaux mineurs en étant au Québec. Tout ça pour les jours limites de la RAMQ en dehors du Québec, nous devons revenir au Québec pour 24 heures avant le 30 août pour arrêter le compteur et nous pouvons ressortir du Québec le 1er septembre jusqu’à la fin de l’année pour respecter les règles (faut pas dépasser 183 jours et nous étions dans les Keys en janvier et février 2008), c’est pour ça qu’il faut s’assurer de ne pas dépasser notre limite de temps. POURQUOI AVONS-NOUS, ET PAYONS-NOUS ENCORE AUTANT D’IMPÔT???? ET DE PRESTATION DE TOUTES SORTES???? PENDANT TOUTE NOTRE VIE??? Je commence peut-être à radoter, mais en affaire quand ont paye pour quelque chose, ont s’attend à des services et à des avantages. Si j’avais le choix de payer mes impôts et taxes au privé pour des services au privé, je crois que je serais client. WOW une autre monté de lait, ça deviens une habitude? Mais non, mais il y a des choses qui me font suer.

Le mécanicien viens voir le moteur et me confirme qu’il tourne très bien, donc aucun dommage causé par l’eau dans les cylindres. Après analyse des deux occasions ou l’eau s’est infiltré dans le moteur, il est certains que mon diagnostique est bon et suggère d’installer un anti-siphon. Je lui dit que je suis en mesure de faire le travail et selon lui toutes les pièces sont disponibles au magasin de la marina. J’achète les pièces nécessaires et le travail est terminé en fin d’après-midi, voir l’album photo dont le lien est donné un peu plus loin.

Il y a un technicien reconnu par Raymarine à la marina Gosselin, je demande donc une consultation et après vérification, il me confirme que touts ce que j’ai fait était correcte mais que l’autopilote est bousillé. Première option en acheté un neuf $1200.+ tx, je veux bien, mais l’an dernier j’avais examiner le nouveau modèle et il y a quelques difficultés à l’installer sur notre voilier. Le technicien vérifi avec le bureau chef et même si l’autopilote que nous avons " Autohelm ST 4000 " n’est plus en vente, il est possible de remplacer la carte maîtresse complète pour la moitié du prix d’un autopilote neuf. C’est d’accord avec tentative de livraison rapide vers Toronto pour remplacer le carte et le retour à St-Paul lundi le 1er sept fête du travail!!!

J’avais aussi montré au technicien Raymarine, un problème intermittent avec l’anémomètre et il m’avais dit que c’étais causé par un mauvais contact, il y a 5 fils qui montent dans le mât pour l’anémomètre et il m’a remis une procédure de vérification pour déterminer quel fil était la cause du problème. Je n’ai pas eu le temps de faire ces vérifications et en après-midi nous avons démâté. Après le démâtage j’ai enlevé l’antenne VHF en tête de mât et en enlevant l’anémomètre j’ai trouvé le problème, le capteur de vent était sortit de ½ pouces du tube ou sont les fils électriques, donc il y avais sûrement un mauvais contact à l’intérieur. Confirmation par le technicien et une autre livraison vers Toronto, sous garantie cette fois, car je l’ai acheté il y a moins de deux ans et j’avais une copie de la facture sur le voilier. Date de retour ??? en début de semaine 1er ou 2 septembre si Toronto décide de remplacer le capteur ou quelques semaines s’il décide de le réparer.

Ont continu les préparatifs, remplacement des cordages du " Lazy Jack " (guide pour contenir la grande voile lorsque nous la descendons ) et installation de poulies sous les barres de flèches pour ajuster la tension de ces cordages, installation d’un poulie sous la barre de flèche babord pour hisser des fanions secondaires comme " L’escadrille Canadienne de Plaisance et le Waterway Radio Cruising Club" , remplacement du cordade des drapeaux sous la barre de flèche tribord " USA-courtoisie, et Québec " ce n’est pas une prise de position politique, le drapeau du pays est à la poupe du voilier. Réinstallation de la drisse de l’enrouleur que j’avais échappé lors du démâtage et installation de taquets sur le passe-avant au centre du voilier, ça sera très pratique pour immobiliser le voilier lors de l’accostage et permettra de mieux s’amarrer à un quai.

Ce qui devais arrivé arriva, lundi 1er septembre, congé aucune livraison, donc ont attend mardi. Rien n’est encore arrivé à midi donc le technicien communique avec Toronto pour entendre que l’autopilote n’a pas été dirigé à la personne qui l’attendais vendredi dernier pour le réparer et qu’il sera sur son bureau au cour de l’après-midi. Mais cette personne est en congé aujourd’hui et nous saurons le reste de l’histoire demain matin avec dans le meilleur scénario une livraison jeudi matin, par contre ont me dit que le technicien de Toronto à préféré faire une mise à jour avec un modèle plus avancé qui n’est également plus sur le marché le ST 4000 PLUS pour le même prix. Je me met donc à l’ouvrage pour fabriquer des sièges surélevés à l’arrière du cockpit, j’avais presque tout ce qu’il me fallait et j’avais décidé de faire ce travail plus tard parce que ce n’était pas primordial mais ça sera très pratique. Les deux bancs sont terminés en soirée après le souper, voir l’album de photo, nous sommes très content, le chariot d’écoute de la grande voile passe en dessous des bancs et je crois que les bancs pourront rester en place lorsque le chariot passera. Nous sommes démâté alors je n’ai pas l’angle exact de l’écoute mais je crois que j’aurai un tout petit ajustement à faire dans la forme du siège.

Jeudi matin l’autopilote arrive mais nous sommes absent, j’en prend possession en fin d’après-midi et je commence l’installation. je doit agrandir le trou dans le mur du cockpit et je branche les câbles : 1. le moteur de la barre à roue, 2. l’alimentation 12 volts, 3. le réseau seatalk qui communique avec le lecteur de cartes, le GPS, l’anémomètre, le profondimètre et le knotmeter (vitesse), 4. le compas électronique et 5. la manette de contrôle à distance, un total de 12 fils pour ce petit appareil si puissant ! C’est mieux de fonctionner. Je relis les instructions qui m’ont été transmises par courriel et je commence les essais pour me rendre compte que tout fonctionne à merveille. Nous devons par contre sortir avec le voilier pour allez tourner en rond en suivant une procédure pour ajuster l’alignement du compas électronique et vérifier la déviation magnétique, par la suite je pourrai calibrer une dizaine de paramètres qui varient selon le type de voilier, le poids etc. Le lendemain matin le 5 septembre nous voulions faire ces essais et par la suite quitter pour le Lac Champlain. Ces essais doivent se faire dans de bonne condition, idéalement sans vent et bien ça ne sera pas aujourd’hui, 15 à 25 nœuds (pointe à 28) de vent toute la journée et il semble que l’ouragan Hanna remonte la côte Est des USA et pourra même occasionner du gros temps au Lac Champlain selon les prévisions de NOAA l’agence de météo USA. Ont décide d’attendre et je m’occupe à de petits travaux mineurs dont l’installation d’un miroir en plastique sur la porte de la pince qui donne une autre dimension à l’intérieur du voilier, une autre bonne idée de Christine.


Christine à continuée à faire des conserves, il y en a partout dans le voilier, je crois que nous n’aurons pas besoin de faire d’épicerie avant d’être en Floride, voici quelques photos.















































Voici l’album photo des nouveautés sur Kai Keiki en 2008 clicker sur le lien suivant : ALBUM PHOTO NOUVEAUTÉS SUR KAI KEIKI EN 2008 http://www.monalbum.fr/Album=SI3SUVHE .....faire page précédente pour revenir au blog.

Je viens tout juste de créer un lien vers un film monté par Christine sur notre décision de louer la maison et sur le déménagement, retourner en arrière sous le titre " Mode déménagement " et clicker sur " FILM SUR LE DÉMÉNAGEMENT " qui est au centre du texte.

Hasta luego

Le 3 août 2008

Nous flottons au bout de nos deux amarres sur notre coffre selon l’humeur du temps et du vent depuis 6 jours. Nous devons prendre notre annexe (gonflable) pour allez à terre (prendre notre douche, porter nos déchets, allez faire nos courses etc.) et nous nous y adaptons très bien. Nous sommes conscient que ça sera notre style de vie (à l’exception du camion qui est un luxe pour le moment) pour la prochaine année et nous n’avons aucune vibration négative à ce sujet, au contraire c’est comme une liberté extraordinaire.

Nous sommes impressionnés par les améliorations au voilier, le réfrigérateur qui fonctionne très bien, le panneau solaire qui fait son travail malgré le temps pluvieux et le ciel couvert presque tout les jours. Depuis notre arrivé, je n’ai pas eu recours à la génératrice pour recharger nos batteries et nous ne nous privons pas de musique, lumières, TV(12 volts), ordinateur (parfois les 2 en même temps) et la radio amateur. Aujourd’hui pratiquement pas de soleil et les batteries de services sont descendus au plus bas jusqu'à date 12.74 volts ce qui est quand même 100% de charge. Habituellement elle se maintiennent à 13.1 volts.

J’ai quand même eu l’occasion d’utiliser la génératrice qui est solidement attachée sur le beaupré entre les deux étais. Pour installer les taquets auto-coinceur qui servent à remonter l’annexe. Je devais percer des trous dans des plaques de plastique et c’est très intéressant d’avoir accès au courant 110 volts que l’ont prend pour acquis à la maison.

J’ai fait quelques contacts radioamateur dont un sur le réseau " Maritime net / Intecon " 14.300Mhz pour les intéressés (je crois qu’il est en onde de 10 :00hr (avancée de l’est ) jusqu’à 20 :hrs ???? pas certains, l’animateur du réseau change quelques fois dans la journée. Lors de mon contact, l’animateur était au Texas et la communication était 5 sur 5.

Sur un répéteur de Platsburg j’ai également parlé avec un autre amateur qui était en camping sur Burton Island de l’autre coté du Lac Champlain, et j’ai entendu sans pouvoir établir le contact, un groupe dont nous sommes membre depuis 3 mois, le " Waterway Radio Cruising Club " le contact s’établira en route vers la Floride. Se sont des radioamateurs qui naviguent sur l’Intracostal et qui ont formé un regroupement pour s’entraider et échanger des informations pertinentes à la navigation ou autres sujets intéressant les gens qui sont de passage.

Ont continu les travaux mineurs, la liste est trop longue pour tout énumérer. Tout est toujours plus long et difficile sur un voilier. Quand j’ai voulu raccorder les hauts parleurs extérieurs de la radio AM/FM (installée en fin de saison l’an dernier), je me suis rendu compte qu’ils ne fonctionnaient pas alors j’en ai acheté des neufs qui bien entendu ils étaient plus gros. Alors j’ai du agrandir les trous, percer de nouveaux ancrages et remplacer touts le filage qui était en trois rallonges connectés avec du " tape " électrique. Quelque jours pour trouver le matériel et une demie journée pour faire l’installation.

Le lendemain de décide de vérifier ou nous allons hisser le moteur de l’annexe, l’an dernier il était sur son support au balcon arrière côté babord, mais lors de l’installation du bossoir, j’avais remarquer qu’il ne restais pas beaucoup d’espace pour le moteur. Après mesurage, il n’y a pas assez d’espace, cependant le voilier n’est pas tout à fait symétrique et l’échelle n’est pas centrée. En résumé il semble y avoir assez d’espace du côté tribord alors j’enlève notre drapeau Canadien installé à tribord je transfert le support , je hisse le moteur et voilà il est en place. Par contre ce n’est pas une bonne idée d’avoir un moteur à essence tout près de notre BBQ alors je transfert le BBQ à babord à la place de la bouée de sauvetage qui elle se retrouve à tribord et je transfert le drapeau à babord.

Je prépare un petit montage de photos des changements principaux qui sera sur le Blog bientôt.

Hasta luego

Le 29 juillet 2008

Le 28 juillet, nous quittons St-Paul avec les deux véhicules vers Gilbert’s marina à Monty’s Bay USA pour y laisser mon camion car le lendemain nous voulons y amener le voilier, touts mes outils sont dans le camion et il me reste encore des travaux mineurs à finir.

Le 29 juillet 12:45 nous quittons St-Paul avec le voilier, je suis un peu nerveux à savoir si le moteur sera fonctionnel car j’avais enlevé les injecteurs pour les faire remettre à neuf et lors de la réinstallation j’ai du enlever l’air du système de basse et haute pression d’alimentation de diésel.

Quelle belle journée, aucune hésitation du moteur et nous avons levé le genois (la plus grande des 2 voiles avant) sur vent de travers de 7 à 10 nœuds nous filions à 6.5 nœuds sur le fond. Nous aurions pu fermer le moteur et lever la grande voile mais notre vitesse aurais diminué et nous voulions arriver à la marina le plus tôt possible pour vidanger notre réservoir septique et installer nos amarres de " mooring " coffre flottant sur lequel nous serons amarrés, pas de quai cette année.

Passage des douanes vers 14 :00hres, j’avais obtenu le permis d’accès pour le Lac Champlain par internet et sur place nous avons obtenu gratuitement le " Cruising permit " pour naviguer sur la côte Est des USA. Pendant notre inscription, des douaniers sont montés à bord pour visiter notre voilier. Pour les intéressés, le poste de douanes n’est plus à la marina Lighthouse, il est situé juste avant le pont ou il y a un petit chenal bien balisé. Le poste de douanes est une roulotte d’environ 40 pieds de long et toutes les formalités se font dehors sous un abri.

Arrivé à notre marina avec un vent défavorable qui nous à fait accoster au quai de service d’une façon plus ou moins élégante, par contre un autre voilier est arrivé un peu plus tard sur un autre quai et malgré les 4 équipiers il n’ont pas fait mieux. Pendant que nous étions amarré au quai de service, je suis allé attacher les amarres à notre coffre de mouillage et nous nous y sommes rendus après la vidange de notre réservoir septique.

Nous avons finis la journée avec un bon souper, bien content d’être rendu à une autre étape de notre voyage et nous avons très bien dormis.

Hasta luego